Diagnostic — produits d'accueil salle de bain
Pas le prix au flacon : le coût par chambre occupée, main-d'œuvre et gaspillage compris. Cochez ce que vous mettez en chambre, le calcul se fait à l'écran. Vos chiffres ne sont jamais envoyés, et il n'y a rien à laisser en échange du résultat.
Les établissements qui passent du dosage unique au rechargeable constatent souvent 30 à 50 % d'économie sur leur budget annuel. C'est un repère observé ailleurs, pas une promesse : votre résultat ci-dessous est calculé sur vos chiffres à vous, et il peut très bien dire l'inverse.
Cochez au moins une référence pour lancer le calcul.
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| Hypothèse | Autre format / an | Écart | Écart % |
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Vos résultats sont déjà complets à l'écran — le PDF reprend le même calcul, hypothèses comprises, pour le circuler en interne.
Rien à laisser en échange : pas d'email, pas de formulaire. Vos chiffres ne quittent pas votre navigateur, y compris à l'impression.
Dans l'hôtellerie 4 et 5 étoiles française, le budget produits d'accueil salle de bain se situe le plus souvent entre 0,40 € et 1,40 € HT par chambre occupée, main-d'œuvre comprise. L'écart tient à trois choses : le format (dosage unique ou rechargeable), le nombre de références mises en chambre, et la durée moyenne de séjour — un séjour d'une nuit consomme un set complet, un séjour de quatre nuits en consomme rarement quatre.
Le prix au flacon ne dit presque rien de ce coût. Un établissement qui remplace un set entier à chaque arrivée paie quatre fois plus qu'un établissement qui recharge, à prix d'achat identique.
Une fois l'écart chiffré, deux suites : comparer les fournisseurs sur des faits vérifiables avec la grille de comparaison, et faire tenir le résultat sur une page pour la direction avec l'argumentaire.
Les fourchettes ci-dessous correspondent au haut de gamme français (produits certifiés, fabrication française). L'entrée de gamme descend nettement en dessous, en dosage unique notamment.
| Référence | Recharge 5 L | Soit € / L | Dosage unique |
|---|---|---|---|
| Shampoing | 39–41 € | 7,80–8,20 € | 0,20–0,30 € |
| Après-shampoing | 70 € | 14,00 € | 0,25–0,35 € |
| Gel douche / nettoyant corps | 39–41 € | 7,80–8,20 € | 0,20–0,30 € |
| Lotion corps & mains | 70 € | 14,00 € | 0,25–0,35 € |
| Gel lavant mains | 41 € | 8,20 € | 0,20–0,25 € |
| Savon solide | — | — | 0,70 € (30 g) |
| Support porte-flacon | — | — | 9 € simple · 16 € triple · 15 € sécurisé |
Point souvent négligé : un après-shampoing ou une lotion corps coûte près du double d'un gel douche au litre (14 € contre 8 €). La composition du set pèse donc autant que le format. Un set de quatre références revient autour de 11 € HT / L en moyenne pondérée ; une salle de bain limitée au shampoing et au gel douche descend vers 8 € / L.
Les fourchettes de dosage unique ci-dessus correspondent au format standard d'hôtellerie. Les minis premium destinés aux cadeaux VIP se situent bien au-dessus — de 0,65 € pour un 30 ml à 1,10 € pour un 40 ml — et ne se comparent pas au même usage.
Coût annuel HT pour un set de quatre références en chambre (shampoing, après-shampoing, gel douche, lotion), à 70 % d'occupation et 1,8 nuit de séjour moyen, main-d'œuvre comprise.
| Chambres | Nuitées / an | Dosage unique | Rechargeable | Écart annuel |
|---|---|---|---|---|
| 20 chambres | 5 110 | 4 370 € | 2 035 € | 2 340 € |
| 30 chambres | 7 665 | 6 560 € | 3 055 € | 3 505 € |
| 50 chambres | 12 775 | 10 930 € | 5 090 € | 5 840 € |
| 80 chambres | 20 440 | 17 490 € | 8 140 € | 9 350 € |
| 100 chambres | 25 550 | 21 860 € | 10 175 € | 11 685 € |
| 150 chambres | 38 325 | 32 790 € | 15 265 € | 17 525 € |
| 200 chambres | 51 100 | 43 720 € | 20 350 € | 23 370 € |
| 300 chambres | 76 650 | 65 580 € | 30 525 € | 35 055 € |
| 500 chambres | 127 750 | 109 300 € | 50 875 € | 58 420 € |
Sur ces hypothèses, le coût ressort à 0,86 € HT par chambre occupée en dosage unique contre 0,40 € en rechargeable. L'écart en pourcentage ne dépend pas de la taille : un 20 chambres et un 500 chambres économisent la même proportion. Seul le montant absolu change — et donc l'intérêt à s'en occuper.
C'est la variable qui décide, bien plus que la taille. Le dosage unique se distribue par arrivée ; le rechargeable se consomme par nuit. Plus les séjours s'allongent, plus le dosage unique devient compétitif.
| Séjour moyen | Dosage unique | Rechargeable | Écart annuel | Écart % |
|---|---|---|---|---|
| 1 nuit | 27 480 € | 8 140 € | 19 340 € | 70 % |
| 2 nuits | 16 240 € | 8 140 € | 8 100 € | 50 % |
| 3 nuits | 12 490 € | 8 140 € | 4 350 € | 35 % |
| 5 nuits | 9 495 € | 8 140 € | 1 355 € | 14 % |
| 7 nuits | 8 210 € | 8 140 € | 70 € | 1 % |
Lecture directe : un hôtel urbain à une nuit de séjour moyen a tout à gagner à passer au rechargeable ; un resort à sept nuits n'a plus d'argument budgétaire du tout. Sur les séjours longs, la décision se joue sur l'expérience client et le gaspillage, pas sur le budget. C'est aussi pour cela qu'un chiffre unique d'économie annoncé par un fournisseur ne veut rien dire sans la durée de séjour qui va avec.
Pas en France aujourd'hui : aucun texte législatif français en vigueur ne les interdit. Le règlement européen (UE) 2025/40 en interdit en revanche la mise sur le marché à partir du 1er janvier 2030, quel que soit le matériau de l'emballage — le carton ou le papier ne font pas sortir du champ. Les dates de 2026 et 2027 qui circulent proviennent d'une proposition de loi jamais adoptée.
Cela ne change rien au calcul ci-dessus, qui reste valable tel quel. Cela fixe en revanche un horizon : voir ce que dit le texte, avec ses sources →
Le rechargeable est généralement moins cher par chambre occupée, parce qu'on n'achète que le volume réellement consommé. En dosage unique, une fiole de 30 ml utilisée à un tiers puis jetée au départ du client représente un produit acheté et perdu à hauteur de deux tiers. Le rechargeable supprime cette perte, au prix d'un investissement en supports et d'un temps de recharge en housekeeping.
La comparaison bascule quand le dosage unique est acheté très bas, quand les séjours sont longs, ou quand le set comporte beaucoup de références chères au litre.
Une économie de 30 à 50 % sur le budget annuel est un ordre de grandeur régulièrement constaté chez les établissements qui basculent, mais ce n'est pas une constante. L'économie réelle dépend du prix d'achat actuel du dosage unique, de la durée moyenne de séjour et du volume réellement consommé par nuit.
Sur des établissements qui négocient déjà bien leur dosage unique et affichent des séjours longs, l'écart peut tomber à quelques points, voire s'inverser.
Trois postes n'apparaissent jamais sur la facture fournisseur : le produit acheté puis jeté sans avoir été consommé, le temps de mise en place quotidien en chambre, et le volume de déchets plastique à traiter. Sur un établissement de 80 chambres à 70 % d'occupation, le seul produit jeté se compte en centaines de litres par an.
L'investissement de départ porte sur les supports, pas sur les flacons : le flacon de 500 ml arrive plein à la première commande et se trouve déjà dans le prix produit. Comptez de 5 à 15 € par flacon selon le support retenu — simple, triple, ou sécurisé anti-vol. Pour une chambre équipée de trois flacons, l'investissement se situe entre 16 € et 45 € par chambre, amorti généralement sur trois ans.
Cet amortissement se referme avant le 1er janvier 2030, date à laquelle la mise sur le marché du dosage unique s'arrête au niveau européen. Un investissement engagé aujourd'hui court donc sur une période entièrement couverte : il n'y a pas de valeur résiduelle exposée à un changement de règle. Le raisonnement inverse mérite d'être posé pour un contrat pluriannuel signé sur du dosage unique.
Non. La question rechargeable contre dosage unique ne se pose que sur les liquides. Une savonnette de 30 g coûte environ 0,70 € HT et n'a pas d'équivalent rechargeable ; elle se compare à d'autres cadeaux d'accueil, pas à un flacon.
Une précision qui n'est pas économique mais réglementaire : la savonnette sous sachet individuel est nommée dans le texte européen qui prend effet en 2030 (« sachets pour savonnettes »), alors que le savon présenté sans emballage jetable en sort par construction. Le solide n'est donc pas une échappatoire en soi — c'est l'absence d'emballage qui l'est. Voir solide vs liquide →
Pas à lui seul. Changer uniquement la cosmétique d'une chambre par ailleurs identique ne soutient pas une hausse tarifaire. En revanche, une gamme différenciée en suite ou pour les clients VIP, ou un produit supplémentaire en haute saison, contribue à justifier un écart de prix déjà porté par le reste de la prestation.
Ce que coûte réellement cet écart, catégorie par catégorie : gamme par typologie de chambre →
Le coût n'est qu'une des questions à se poser. Les sept autres portent sur l'alignement du produit, le fournisseur, la certification et le coût de sortie. Faire le diagnostic en 8 questions →
Le calculateur compare deux formats sur un même service rendu : même nombre de références en chambre, même volume réellement consommé par le client. Il additionne pour chaque format le coût produit, le coût de main-d'œuvre, et, pour le rechargeable, l'amortissement des supports.
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