Dosage unique 20–40 ml
Une fiole par référence et par séjour, renouvelée à chaque arrivée. Format dont la mise sur le marché s'arrête dans l'UE au 1er janvier 2030, tous matériaux confondus.
Guide — formats de produits d'accueil
Dosage unique, flacon 100 ml, flacon 500 ml rechargeable, savon solide, grand volume pour les espaces communs. Ce qui les sépare n'est pas le produit qu'ils contiennent : c'est ce qu'ils imposent à votre exploitation, et le volume que vous êtes obligé d'acheter.
Le prix au litre ne fait pas la différence. En entrée de gamme hôtelière, une fiole de 30 ml à 0,25 € revient à environ 8,30 € le litre — soit à peu près le prix d'une recharge en bidon de 5 L. L'écart de coût ne vient pas du tarif, il vient du volume que vous êtes contraint de fournir par séjour, et de ce qu'il en reste à la poubelle.
Une fiole par référence et par séjour, renouvelée à chaque arrivée. Format dont la mise sur le marché s'arrête dans l'UE au 1er janvier 2030, tous matériaux confondus.
Format intermédiaire : rechargeable, mais assez petit pour être posé, offert ou emporté.
Le format standard du rechargeable en chambre, rempli depuis un bidon de 5 L.
Complément au lavabo ou geste d'accueil à emporter, jamais un substitut aux liquides. Sous sachet individuel jetable, il relève de la même échéance 2030 que le dosage unique ; présenté nu, il en sort.
Distribution murale sur spa, vestiaires, sanitaires communs et zones à fort passage.
| Format | Prix unitaire | Soit € / L | Volume acheté par séjour | Produit perdu |
|---|---|---|---|---|
| Dosage unique 30 ml | 0,20–0,30 € | ≈ 8,30 € | 30 ml par référence | Élevé |
| Dosage unique 30 ml premium | 0,65–1,10 € | ≈ 21,70 € | 30 ml par référence | Élevé |
| Flacon 100 ml rechargeable | ≈ 1,50 € | ≈ 15,00 € | Selon consommation | Faible |
| Flacon 500 ml rechargeable | 7–10 € | 7,80–14,00 € (recharge 5 L) | Selon consommation | Très faible |
| Savon solide 30 g | ≈ 0,70 € | — | 1 savonnette | Élevé |
| Savon solide 200 g | ≈ 6,50 € | — | Selon rotation | Faible |
| Support porte-flacon | 9 € simple · 16 € triple · 15 € sécurisé | — | Investissement | — |
Le choix se joue sur trois contraintes, dans cet ordre : la durée moyenne de séjour, qui détermine combien de fois vous refournissez une chambre ; l'exposition au vol, qui décide du type de fixation ; et le niveau de prestation, qui autorise ou non un format différencié en suite.
Le produit lui-même — sa formulation, son parfum, sa marque — se choisit après. C'est l'inverse de l'ordre habituel, et c'est la raison pour laquelle tant d'établissements se retrouvent avec un format qui ne tient pas sur un chariot d'étage.
Si le format est déjà en place et que la question est plutôt de savoir s'il a été choisi ou subi, les huit questions du diagnostic le disent en cinq minutes.
Parce qu'en dosage unique, vous n'achetez pas le volume consommé : vous achetez le volume fourni. Une fiole de 30 ml posée pour un séjour de deux nuits repart à la poubelle largement entamée mais rarement vide. À prix au litre équivalent, le format qui ne facture que ce qui est utilisé gagne — non par son tarif, mais par ce qu'il évite d'acheter.
C'est le seul cas où le dosage unique reste pertinent, sous forme de mini premium ou de produit à emporter. Une gamme différenciée en suite, ou un produit supplémentaire pour un séjour VIP, se remarque et se justifie — bien plus qu'un changement de cosmétique appliqué uniformément à tout l'hôtel.
Ce que coûte réellement cette différenciation se chiffre par catégorie de chambre : gamme par typologie →
Grand volume, systématiquement. Les espaces communs n'ont ni le passage individuel ni les contraintes de perception d'une chambre : le format y est un sujet d'exploitation et d'hygiène, pas d'expérience. C'est aussi là que le rechargeable s'impose le plus vite, sans discussion sur le premium.
En complément, oui ; en remplacement des liquides, non. Une savonnette de 30 g au lavabo est utilisée deux ou trois fois puis jetée, et le client qui l'emporte se retrouve avec un savon humide au fond d'une trousse. Le format 200 g, lui, tient dans la durée et fonctionne bien là où la rotation est faible. Un pain de savon ne se compare pas à un flacon : il se compare à un autre geste d'accueil.
C'est la crainte la plus répandue et la moins vérifiée. Ce qui fait premium, c'est le flacon, sa finition, la manière dont le nom est imprimé, et le fait qu'on ait expliqué au client ce qu'il a entre les mains. Un flacon sérigraphié bien dessiné sur un support en inox lit mieux qu'une fiole plastique posée sur un plateau — quel que soit le contenu.
C'est la deuxième de dix objections, chacune avec son verdict : les objections courantes →
Sur un format rechargeable destiné à durer, l'impression à chaud. Une étiquette collée finit par se décoller sous l'humidité de la salle de bain, et c'est le flacon entier qu'on remplace. Le critère paraît cosmétique ; il pèse sur la fréquence de remplacement, donc sur le coût réel.
Calculateur du coût réel → chiffrer les deux options sur vos volumes
Grille fournisseurs → comparer sur 15 critères vérifiables
Plan de bascule → changer de format sans casser le service
Checklist pré-ouverture → si l'établissement n'est pas encore ouvert
Les recommandations ci-dessus sont des règles simples appliquées à vos trois réponses. Elles n'ont pas valeur d'audit : un établissement peut avoir de bonnes raisons de retenir un format signalé comme peu adapté.
Dernière mise à jour :
Jusqu'au 1er janvier 2030. À cette date, le règlement européen (UE) 2025/40 interdit la mise sur le marché des emballages à usage unique destinés aux produits cosmétiques et d'hygiène conçus pour une réservation individuelle dans l'hébergement. En France, aucune interdiction législative n'est en vigueur avant cette échéance.
Deux points de lecture changent des conclusions courantes. D'une part, le texte ne comporte aucun qualificatif de matériau pour ce format : passer la dosette au carton ou au papier ne fait pas sortir du champ. D'autre part, il ne comporte aucun seuil de contenance — le critère est la destination de l'emballage, pas sa taille.
Concrètement, cela ne change pas le choix du sélecteur ci-dessus, qui raisonne sur l'exploitation et le coût à date. Cela change la durée sur laquelle ce choix engage : un contrat pluriannuel ou une salle de bain dessinée maintenant traversent l'échéance. Le texte, les dates et les sources →